ERNESTO " CHÉ " GUEVARRA
Figure incontournable de la révolution cubaine devenue une icône internationale pour tous les esprits rebelles, Ernesto Che Guevara est entré au panthéon des grandes figures légendaires de notre temps. Médecin, guérillero et homme politique, le «Che» demeure à Cuba le symbole de l’espoir et de la foi en des jours meilleurs et ses livres constituent toujours une référence tant pour une certaine classe politique de l’île que pour de nombreux idéalistes du monde entier. Assassiné par la dictature pour avoir tenté d’exporter une cause qu’il croyait juste, Che Guevarra le martyre est devenu un mythe qui, plus de trente cinq ans après sa mort, fait toujours recette, chez les marxistes purs et durs
Figure incontournable de la révolution cubaine devenue une icône internationale pour tous les esprits rebelles, Ernesto Che Guevara est entré au panthéon des grandes figures légendaires de notre temps.
Né en Argentine en 1928, Ernesto Guevara effectua des études de médecine à Buenos Aires avant de voyager durant de long mois à travers toute l’Amérique du Sud et jusqu’en Amérique Centrale. De ses origines argentines, le médecin de Buenos Aires conservera un tic de langage typique, l’utilisation systématique du mot «che», qui lui vaudra quelques années plus tard son fameux surnom. Les argentins font en effet fréquemment usage de l’interjection «che», héritage de la langue autochtone mapuche et qui signifie «homme» et d’une façon plus moderne «mon pote, mec…».
Ses nombreux voyages éveillèrent la conscience politique d’Ernesto Guevara mais ce n’est qu’en 1954 qu’il fut pour la première fois confronté aux errances de la politique sud-américaine, lors du renversement du gouvernement progressiste du Guatemala par la CIA. Obligé de fuir vers le Mexique, il rencontre l’année suivante Fidel Castro qui lui parle de ses plans pour envahir Cuba. C’est le déclic. Il rejoint le groupe révolutionnaire et débute sa formation militaire. Il débarque en 56 avec Castro sur les côtes cubaines et débute avec ce dernier la révolution cubaine du haut de la Sierra Maestra. Il y gagne ses galons de «Commandante», se fait connaître comme éditorialiste de talent dans le journal «Cuba Libre» qu’il édite dans les montagnes et entre finalement en triomphateur aux côtés de Camillo Cienfuegos dans La Havane le 2 janvier 1959, après la fuite du dictateur Batista.
Nommé à la tête de l’industrie et des réformes agraires du pays, puis de la banque nationale, le «Che» devient l’homme fort du nouveau pouvoir dans le sillage du leader cubain. Il publie en 1960 un «Traité de la guérilla» largement censuré dans l’ensemble des pays d’Amérique Latine et s’installe dans le rôle de porte-parole officiel de la révolution cubaine sur la scène internationale. A peine perturbé par l’épisode de la baie des Cochons où il commande lui-même la chasse aux contre-révolutionnaires soutenus par la CIA et par celui de la crise des missiles russes, Che Guevara parcours le monde pendant plus de 5 années en bon ambassadeur de l’idéal marxiste cubain et de la lutte contre l’impérialisme réunis. Amérique Latine, Europe, Union Soviétique, Chine, mais aussi Algérie et Afrique Noire, le Che est de tous les combats, de toutes les causes.
En mars 1965, il démissionne de tous ses mandats gouvernementaux à Cuba et s’engage dans la guérilla bolivienne en lutte contre le pouvoir en place. Après quelques défaites, le gouvernement Bolivien annonce la capture du «Commandante» et son exécution le 9 octobre 1967.
De guerillero engagé, le «Che» devient alors une véritable légende vivante, symbole de tous les mouvements révolutionnaires qui caractérisent les années 60. L’image du jeune militaire barbu et romantique, béret à l’étoile solitaire vissé sur la tête est aujourd’hui encore une véritable icône que de nombreuses générations se sont appropriées.
Son corps n’a été retrouvé qu’en 1997 et a été transporté à Cuba où il reçut un ultime hommage de la nation tout entière. Sa dépouille repose désormais à Santa-Clara dans un mausolée dédié à sa mémoire.
Indissociable des idéaux ayant abouti à la réussite de la révolution cubaine, Che Guevara est devenu un véritable mythe en mourant jeune au service d’une cause qu’il pensait universelle : le don de soi, sans concession, aux plus démunis et la lutte contre la tyrannie et l’oppression. Symbole indétrônable de la foi et de l’espoir du peuple cubain, le «Che» apparaît encore aujourd’hui en filigrane dans leur vie de tous les jours et sur les murs de leurs villes, comme un messie moderne et bienfaiteur. Son ombre plane toujours dans les esprits et l’on chante chaque matin dans les écoles cubaines «Seremos como el Che» (nous serons comme le Che).